NDA à la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpelier
21/09/2011 15:48 par dlr14ème_62
-
NDA à la Faculté de Droit et Sciences Politiques de Montpelier
21/09/2011 15:48 par dlr14ème_62
A l’occasion des Rencontres du Département de science politique
La Faculté de droit et science politique de l’Université Montpellier 1 recevra :
Nicolas Dupont-Aignan, Maire de Yerres et député de l’Essonne
Président de Debout la République
Candidat à l’élection présidentielle 2012
« UE et Euro : Stop ou encore ? »
Jeudi 22 septembre 2011, à partir de 18h45, Amphi D
Bâtiment 1 - 39 rue de l’université, 34000 Montpellier
La séance sera animée par :
Jean-Yves Dormagen, directeur du département de science politique
Ils voient des fascistes partout
21/09/2011 09:47 par dlr14ème_62
-
Ils voient des fascistes partout
21/09/2011 09:47 par dlr14ème_62
Je me permet de vous mettre cet article avec le lien. Il illustre parfaitement la bêtise de nos pseudo - intellectuels qui psychotent un peu trop au niveau du carafon. Peut être est ce une fascination de l'idéologie totalitaire, enfouie au plus profond de leur être porté comme une maladie honteuse, qui resurgie violemment par pulsion. Toujours est - il que je voulais dire ici qu'ils nous agacent, pour ne pas dire autre chose de peur d'être taxé par eux de populiste et donc... de Fasciste bien sur !
Astérix, national-socialix ?
« Tintin au Congo, BD raciste », on connaissait. Cette blague belge est inscrite dans notre patrimoine indignatoire depuis belle lurette. Ce qu’on savait moins, en revanche, c’est qu’il existe nombre de bandes dessinées nazies. Tour d’horizon :
Il y a quelques mois, un génie trop injustement méconnu répondant au nom d’Antoine Buéno publiait un Petit livre bleu dans lequel il livrait la quintessence de sa pensée politique. Pour lui, "la société des Schtroumpfs est un archétype d'utopie totalitaire empreint de stalinisme et de nazisme". Le grand Schtroumph ? Une représentation de Marx. La Schtroumphette ? Une potiche blonde dégoulinante d’une niaiserie toute antiféministe. Quant au méchant sorcier, ennemi juré des lutins bleus, il est laid, avare et affublé d’un nez crochu. Pour le prospectiviste (sic), la messe est dite : « comme les capitalistes occidentaux dans la propagande communiste, Gargamel est mû par la cupidité, l'intérêt égoïste et aveugle. Il a tout du juif tel que la propagande stalinienne le représente ».
L’histoire aurait pu s’arrêter là, et l’on aurait dit de Buéno « qu’il a tout du parfait charlatan tel que le bon sens populaire se le représente ». Hélas, l’homme a fait des émules. C’était au tour de Michel Serres, dimanche dernier, de vilipender une fable. Dans sa chronique du 18 septembre sur France Info, l’homme s’en prenait à Astérix et Obélix, héros d’un « album de revanche et de ressentiment », faisant systématiquement l’apologie de la violence sous stupéfiants (la potion magique) et typiquement fascistoïde dans son « mépris forcené de la culture ». Il est vrai que les libations des intrépides gaulois se passent souvent hors de la présence du barde, dûment attaché et bâillonné. On aurait pu y voir une dénonciation systématique et implacable des élégies mièvres de Francis Cabrel avant qu’il ne tonde sa moustache. Serres, lui, y décèle plutôt la Goering-attitude : « quand j’entends le mot culture, je sors mon revolver ».
Et l’on se prend à trembler en se rappelant les horreurs qu’on a sans doute offertes à nos enfants. N’avez-vous jamais songé que le monde enchanté de Winnie l’Ourson, peuplé d’animaux interlopes, n’est peut-être qu’une allégorie de cette bestialité froide tapie en nous et qui ne demande qu’à surgir ? N’avez-vous pas entrevu que l’appétence de l’ursidé pour le miel et sa tendance à chaparder ce nectar n’étaient probablement rien d’autre qu’une apologie de la gourmandise et du vol, autrement dit d’un pêcher doublé d’un crime ?
Heureusement qu’il reste les poupées. A condition bien sûr qu’on évacue la célèbre Barbie, dont on n’a point encore élucidé le mystère de ses liens avec Klaus….
Coralie Delaume
Ce qui ne va pas avec les universités étasuniennes
21/09/2011 09:34 par dlr14ème_62
-
Ce qui ne va pas avec les universités étasuniennes
21/09/2011 09:34 par dlr14ème_62
Les universités de l’Oncle Sam dominent l’ensemble des classements internationaux, qui sont taillés pour elles. Mais avec le temps qui passe, les failles de ce système apparaissent de plus en plus clairement, comme le démontre une nouvelle fois un article de The Economist.
La faillite du modèle californien
L’hebdomadaire anglais revient sur les évolutions des universités publiques depuis une vingtaine d’années. Cet Etat propose deux universités : la California State University, moins prestigieuse, pour les études supérieures de courte durée, et la plus prestigieuse la University of California. La première coûtait seulement deux mille dollars par an en 2001, moitié moins que la moyenne nationale, alors que la seconde coûtait quatre mille dollars, dans la moyenne.
Dix ans après, la situation s’est sacrément détériorée puisque les frais annuels de scolarité dépassent six mille dollars pour la moins chère et plus de treize mille dollars pour la seconde (la moyenne nationale est passée à huit mille dollars). En effet, la part de financement public est tombée de 78% du coût en 1990 à 47% l’an dernier, et devrait encore baisser sensiblement cette année étant donnée la situation dramatique des finances publiques de l’Etat.
Résultat, le coût de l’éducation supérieure devient totalement prohibitif d’autant plus qu’ils ne prennent pas en compte le coût de la vie. Une étude démontre que le coût complet dépasse aujourd’hui trente mille dollars par an. Résultat, de moins en moins de personnes font des études supérieures et la Californie est tombée à 41ème place des Etats Unis pour la proportion d’étudiants par rapport au nombre de lycéens ! Seuls les plus riches et les surdoués peuvent faire des études.
Les conséquences dramatiques de la libéralisation
La situation des Etats-Unis nous démontre à quel point la privatisation de l’éducation supérieure est dévastatrice pour l’ascenseur social. Paul Krugman avait souligné dans « L’Amérique que nous voulons » que dans les Etats-Unis d’aujourd’hui, un mauvais élève riche a autant de chance d’aller à l’université qu’un bon élève pauvre, environ 30%.
La libéralisation provoque inexorablement une explosion des prix car pour les meilleures universités, la concurrence se fait sur le campus et des professeurs. En outre, les meilleures études rapportent tellement d’argent que des investissements très lourds peuvent être rentabilisés, ce qui permet aux grandes universités de faire payer leur scolarité plus de trente mille dollars par an.
Résultat, les universités étasuniennes ont créé une forme de nouvelle aristocratie où seuls les plus riches peuvent accéder aux études supérieures à de rares exceptions prêts. Un véritable mur d’argent sépare les classes aisées des classes populaires mais aussi moyennes. Pire, comme l’avait montré The Economist, les meilleures universités ont tendance à faire un bien mauvais usage de cet argent, qui n’est pas vraiment utile et est trop souvent gaspillé dans des projets pharaoniques.
L’intérêt de cette expérience est de démontrer qu’il faut absolument résister à la privatisation de l’éducation supérieure car elle est un puissant frein à l’ascenseur social, une reconstitution, par la cherté de l’éducation supérieure de l’aristocratie d’antan.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/
Gala audiovisuel
21/09/2011 09:14 par dlr14ème_62
-
Gala audiovisuel
21/09/2011 09:14 par dlr14ème_62
Le Photoclub héninois organise un gala audiovisuel ce Samedi 24 septembre à l'Escapade. Deux séances, où seront projetés 10 diaporamas numériques créatifs, se dérouleront à 16h et à 20h30. Des oeuvres primées au niveau régional et national seront également au programme ! Venez nombreux !
Nous ne sommes pas seuls
19/09/2011 18:51 par dlr14ème_62
-
Nous ne sommes pas seuls
19/09/2011 18:51 par dlr14ème_62
Mon titre ne concerne malheureusement pas la découverte de civilisations extraterrestre, même si le sujet est presque aussi important puisqu'il s'agit du protectionnisme. En effet lors de sa dernière réunion l'association pour un débat sur le libre-échange vient de faire un nouveau coup en révélant un sondage nous montrant que le protectionnisme est maintenant majoritaire dans la plupart des pays européens. Et, chose plus surprenante, l'Allemagne, championne de l'excédent commercial, semble, elle aussi, touchée par cette vague. Il faut cependant relativiser ce sondage, car il se trouve que lorsque l'on regarde ce que la population pense de l'ouverture aux échanges est une bonne chose pour leurs pays respectifs, seuls les Français répondent massivement non. En effet dans cette étude, seuls 24% des Français pensent que le libre-échange est une bonne chose pour la France, alors qu'en Allemagne 62% estiment que l'ouverture aux échanges est une bonne chose pour l'Allemagne. En Grande-Bretagne le chiffre est curieusement bas avec 51% des Britanniques qui pensent que le libre-échange est bon pour la GB. Ce chiffre relativement bas pour le royaume des libre-échangistes forcenés s'explique probablement par la très forte détérioration de la situation de l'économie britannique. Chez nos amis italiens, il y a aussi un petit 51% de la population pour penser que l'ouverture aux échanges est une bonne chose pour l'Italie. Par contre dans tous ces pays le constat fait par la population est le même, ce n'est pas bon pour les salariés.

Cette remarque est importante parce qu'elle caractérise fondamentalement la réussite du bourrage de crâne néolibéral. En effet à l'exception des Français manifestement plus lucide, il semble que chez nos voisins européens on peut tranquillement affirmer que ce qui est mauvais pour les salariés, c'est-à-dire la très grande majorité de la population, peut quand même être bon pour le pays. En France il y a aussi un léger décalage entre le nombre de personnes pensant que l'ouverture aux échanges est bonne pour le pays et bonne pour les salariés. On trouve presque deux fois plus de français pour dire que c'est bon pour le pays avec 24% alors que seuls 13% des Français pensent que c'est bon pour les salariés. Cependant chez les Allemands par exemple on se retrouve avec 64% qui pensent que le libre-échange est bon pour l'Allemagne, mais seulement 42% pour dire que c'est bon pour les salariés allemands. Cet étrange paradoxe s'explique par imprégnation des idées néolibérales qui séparent production et consommation, salariés et consommateurs, exportateurs et importateurs. Dans l'esprit des Européens d'aujourd'hui la croissance n'est plus liée à l'amélioration de la situation des salariés. Un pays peut faire des gains de productivité, et en même temps avoir des salariés dont la situation se dégrade. Ce qui est le cas dans tous les pays d'Europe y compris l'Allemagne qui est le pays qui a le plus compressé ses salaires ces 15 dernières années.
Évidemment ce que les Européens ne voient pas c'est que cette situation, cette anomalie logique qui voit les créateurs des gains de productivité ne pas en bénéficier, ne fut possible que parce que certains pays ont pu s'endetter et creuser d'énormes déficits commerciaux. La remise des compteurs à zéro qui arrive à grands pas rendra caduque cette dichotomie étrange qui découple situation de l'emploi et santé de l'économie en général. Un jour ou l'autre, progrès économique et situation de l'emploi remarcheront ensemble, c'est inéluctable. Mais il faudra pour cela que les déséquilibres notamment commerciaux disparaissent.
Les Européens et le protectionnisme

La question du tableau ci-dessous nous montre encore une fois la pensée paradoxale des Européens. En effet dans leur grande majorité ils nous disaient que le libre-échange était bon pour leur pays, cependant ici ils jugent l'absence de protection douanière comme étant une mauvaise chose, même en Grande-Bretagne et en Allemagne. Cela confirme l'idée que les Européens sont dans le flou complet en matière de compréhension économique. Ils ont toutefois compris dans leur immense majorité que leur intérêt personnel n'était peut-être pas dans la continuation du libre-échange. On retrouve peut-être aussi ici le paradoxe du salarié-consommateur. Le citoyen qui d'un côté pense que le plein emploi et la hausse des salaires c'est bien, mais qui de l'autre s'inquiète aussi de la hausse des prix et de l'inflation que les hausses de salaire peuvent engendrer. Le message général de ces trente dernières années ayant présenté l'inflation comme le mal absolu pour TOUTE la population ce qui est rigoureusement faux surtout si l'on indexe les salaires sur la hausse des prix.
Il n'est toutefois pas étonnant de voir de telles contradictions. Après tout les élites européennes font elles aussi dans le contradictoire en prônant d'un côté le retour de la croissance tout en pratiquant des politiques d'austérités qui la détruise. Au moins les peuples d'Europe ont-ils compris que l'emploi et le libre-échange ne font certainement pas bon ménage. Quoiqu'en dise les vendeurs de soupe qui servent d'économistes mainstream. C'est d'autant plus vrai que l'Europe en plus des dégâts du libre-échange subit les errements de sa pseudomonnaie dont tout le monde commence à comprendre l'impossibilité de survie à long terme. L'euro d'ailleurs montre aujourd'hui sa vraie nature puisque le plus grand soutien à la monnaie unique provient des deux ennemies économiques du continent les USA et la Chine. Des pays qui ne cessent de vouloir empêcher l'effondrement de la monnaie unique. Les Chinois protègent l'euro avant tout pour éviter à leur commerce extérieur de s'effondrer au cas où les états européens dévaluaient, mais aussi pour sauver une partie de leurs avoirs en euro. Une dévaluation qui serait certaine pour bon nombre de pays si l'euro éclate. Et de l'autre les USA qui cherchent à protéger leur création, l'Europe, qu'ils savent condamnée si la monnaie unique disparaissait. Ce soutien continuel des deux super puissances devrait quelque part titiller les oreilles des Européens quant à l'intérêt réel pour eux de la monnaie unique. La réunion récente sur la question de l'euro où le représentant américain monsieur Geithner était invité, fut un grand révélateur de la réalité européenne. L'américain, cynique au possible, se permettant de critiquer les politiques européennes tout en soutenant la monnaie unique alors qu'il sait pertinemment que l'euro est en partie la cause de la crise européenne actuelle.
Il faut dire que la mort de l'euro serait fortement dommageable pour l'empire américain. Certes à court terme les USA pourraient attirer des capitaux en provenance d'Europe. En ces temps de déficits records, commerciaux et publics, voilà qui pourrait en apparence arranger les affaires de l'Amérique. Mais le drame pour les USA, c'est que les nations européennes une fois libérées de leurs deux boulets économiques, l'euro et le libre-échange, retrouveraient la croissance rapidement . Ce qui en quelques années anéantirait toute l'attraction potentielle des USA, et ce, à l'échelle planétaire. Loin d'affaiblir le continent, la mort de l'euro provoquerait certainement une amélioration économique, ne serait-ce qu'en produisant un ralentissement des exportations asiatiques sur le continent. Mais l'effet le plus grand serait surtout psychologique, car à l'image de leurs amis islandais les Européens auraient enfin l'occasion d'innover en matière de politique économique, d'aller dans des directions auxquelles ils n'auraient jamais pensé en temps normal. On pourrait ici parler de la monétisation de la dette par exemple. Cette libération des peuples d'Europe par la disparition de la marionnette de l'oncle Sam, l'UE et l'euro, pourrait donc engendrer une période d'euphorie sur le continent. Un continent qui d'un seul coup pourrait rattraper ces trois dernières décennies de croissance molle et de chômage de masse. Une fois, libéré des pesanteurs idéologiques, tout deviendra possible y compris, bien sûr, le protectionnisme. Un protectionnisme que les Européens, nous le savons maintenant, appellent majoritairement de leurs vœux.
Yann
http://lebondosage.over-blog.fr/article-nous-ne-sommes-pas-seul-84546802.html
Y
Lénine avait raison
19/09/2011 18:46 par dlr14ème_62
-
Lénine avait raison
19/09/2011 18:46 par dlr14ème_62
« Lénine avait certainement raison : " Il n’y a pas de moyens plus subtils, plus sûrs de miner les bases existantes de la société que de vicier sa monnaie. Le procédé engage toutes les forces cachées des lois économiques dans le sens de la destruction, et il le fait d’une manière qu’aucun homme sur un million ne peut déceler." »
Cité par J.M.Keynes. Essays in Persuasion
http://ecodemystificateur.blog.free.fr/
Eloge de la dictature
19/09/2011 18:14 par dlr14ème_62
-
Eloge de la dictature
19/09/2011 18:14 par dlr14ème_62
Au moment où de plus en plus d’observateurs commencent à comprendre qu’il n’y a pas d’issue dans la zone euro pour la Grèce, d’autres enfermés dans leur déni de réalité sont prêts à tout pour sauver l’insauvable.
Bien évidemment, ils ont compris qu’après la Grèce, ce sont le Portugal, l’Espagne, l’Italie et la France qui, s’ils veulent survivre, quitteront la zone euro. Alors totalement tétanisés par l’effondrement de leur rêve, ils sont prêts à tuer la démocratie pour sauver l’euro.
Dans le Figaro de samedi, Alexandre Adler fait l’éloge de la dictature. Je cite : « la solution de l’obstacle numéro un, c’est donc le départ forcé de l’actuel premier ministre italien et la mise sous tutelle, avec l’aide du Président de la République, Giorgio Napolitano, du gouvernement de ce pays par la Banque Centrale européenne, dont le prochain président est fort opportunément un Italien, Mario Draghi ».
Cela a le mérite de la clarté. Une organisation supranationale composée de personnalités nommées qui ont, de surcroît, tout échoué depuis 10 ans, mettrait sous tutelle le gouvernement représentatif du peuple italien.
Alexandre Adler veut même transformer le Président de la République Giorgio Napolitano en une sorte de Maréchal Pétain, collaborateur en chef. Il s’appuierait sur le fameux Mario Draghi, nouveau Président de la Banque Centrale européenne, connu pour avoir été Vice Président pour l’Europe de Goldman Sachs.
Comment un homme qui se croit démocrate peut-il oser professer une telle ineptie car, si par malheur cette hypothèse pouvait être mise en œuvre, il va de soi qu’il achèverait de décrédibiliser définitivement non plus la zone euro mais l’Union européenne dans son ensemble aux yeux du peuple italien.
Quelques lignes plus loin, Alexandre Adler assimile les opinions des peuples allemands et anglais à des populismes. A Adler, aveuglé par son soutien délirant à l’euro, oublie sans aucun doute que c’est la mise en œuvre de cette nouvelle dictature qui génèrerait cette fois-ci une vraie résistance. Mais là aussi, A Adler l’appellerait sans aucun doute super populisme.
En 1940 pour A Adler, le Général de Gaulle aurait sans doute été vu comme le pire des populistes.
Nicolas Dupont Aignan
http://blog.nicolasdupontaignan.fr/post/Eloge-de-la-dictature
Comment l’Union Européenne a zappé les patriotismes !
19/09/2011 18:09 par dlr14ème_62
-
Comment l’Union Européenne a zappé les patriotismes !
19/09/2011 18:09 par dlr14ème_62
Eva Jolly a déclenché un beau tollé en proposant de supprimer le défilé militaire du 14 juillet ; et chacun de lui expliquer, à juste titre, que la levée en masse de 1793 symbolisait les idéaux populaires de la Révolution française.
En réalité, il y a bien longtemps (depuis 1918 ? depuis mai 1968 ?) que « mourir pour la patrie » avait cessé d’être considéré par beaucoup comme « le sort le plus beau » : combien de Français – immigrés ou « de souche » - y seraient encore prêts aujourd’hui ?
La suppression de la conscription, en 1997, et le retour à l’ancienne « armée de métier », constitua sans doute, quelles qu’eussent été ses justifications techniques, une terrible erreur politique, mettant fin, par la même occasion, à une des deux grandes « machines à intégrer » de la République (1) ; mais elle n’a fait qu’accentuer une évolution déjà ancienne, dont on mesure l’ampleur en constatant l’incapacité dans laquelle se sont trouvés tous les gouvernements successifs de la remplacer par un service civique général et obligatoire, auquel ils se sont pourtant tous proclamés favorables : le sentiment d’appartenance à une « patrie » semble désormais trop faible à tous les jeunes Français pour qu’on estime possible de leur imposer un tel « sacrifice ».
Certes, il a toujours existé, en France, un vieux fond d’antimilitarisme régulièrement réveillé par des menaces de coups d’Etat contre le régime démocratique (général Boulanger, putschs de 1958 ou de 1962), ou des comportements d’une grande partie des militaires lors de l’affaire Dreyfus, de la collaboration sous le gouvernement Pétain ou des guerres coloniales (qui leur furent imposées par des gouvernements souvent « de gauche ») ; mais tout ceci n’avait jamais réussi à ébranler profondément le sentiment de « l’armée au service de la Nation » et la conscience de l’impossibilité de toute politique d’indépendance nationale sans une force militaire efficace : pour y parvenir, il a fallu que le sentiment lui-même d’appartenir à une Nation commençât à se diluer.
Aujourd’hui, il ne semble plus subsister du sentiment patriotique que ses symboles (le drapeau, la Marseillaise) et le chauvinisme sportif, notamment footballistique, milieu dont on a voulu faire un peu trop rapidement l’image de « la France blanc-black-beur » alors que c’est sans doute celui où le racisme le plus primaire s’exprime de la façon la plus ouvertement assumée. Il ne s’agit là, bien entendu, que l’un des effets de la mondialisation, machine à disloquer toutes les solidarités nationales et sociales, et à renvoyer l’individu désormais isolé à ses liens communautaristes, ethniques, régionalistes ou religieux, d’autant plus violents qu’en grande partie artificiels.
Et pourtant, ce serait une grande erreur que de croire que patriotisme et mondialisation de l’économie sont incompatibles, alors que c’est exactement l’inverse ; le monde est aujourd’hui livré à l’affrontement sans merci d’un petit nombre de grands blocs économiques, chacun tirant ses forces d’un véritable chauvinisme, comme on peut le constater en Chine ou aux Etats-Unis ; et c’est le grand handicap de l’Union Européenne que d’en être dépourvue. Mais pouvait-il en être autrement ?
Le patriotisme ne peut découler que du sentiment d’appartenance à un même peuple, qui ne peut se décréter dans des traités élaborés autour d’une table de négociations (2) ; on peut le déplorer, mais il n’existe pas aujourd’hui de « peuple européen » : quel sentiment possible de communauté de passés et de destins entre les Suédois et les Siciliens, alors que ces derniers ne sont même pas considérés comme leurs compatriotes par les Italiens de la Ligue du Nord ? Sans même raconter ici des histoires belges…
Victimes du projet européen inconsciemment marxiste Nous sommes aujourd’hui victimes du projet européen inconsciemment marxiste (ce seraient les infrastructures économiques qui engendreraient les superstructures idéologiques) de Jean Monnet, fondé sur l’idée qu’un sentiment national découlerait automatiquement d’une union économique et monétaire, et qu’il accoucherait inévitablement d’une union politique, alors que jamais la fameuse boutade de Henry Kissinger « l’Europe, quel numéro de téléphone ? » n’a été aussi vraie : celui de Monsieur Barroso ? de Monsieur Van Rampouy ? du chef de l’Etat exerçant la présidence tournante du moment ?
Le seul intérêt d’avoir fait ratifier le traité de Lisbonne (par les Parlements, faute d’avoir pu le faire par les peuples) est d’avoir démontré par l’absurde l’inanité des processus de décision politique qu’il avait voulu mettre en place, et qui ne fonctionnent bien que lorsqu’il n’y a rien à décider ; mais, devant tout véritable problème, comme celui de la crise dans laquelle nous vivons depuis 2008, ce sont évidemment les chefs d’Etat qui, seuls, peuvent prendre la main.
On imagine mal la Chine, le Japon ou les Etats-Unis renoncer à leur patriotisme national, comme y sont invités les pays de l’Union Européenne ; et il n’est pas étonnant que les Etats-Unis aient tellement poussé à l’élargissement de l’Union Européenne, y inclus jusqu’à la Turquie, avec pour seul but, dans cette guerre qu’est la mondialisation, de réduire à l’impuissance un adversaire en le disloquant sous prétexte de l’unifier, alors qu’eux-mêmes se gardent bien, dans la zone de libre-échange qu’ils ont constituée avec d’autres pays du continent américain (l’ALENA), de déléguer la moindre parcelle de leur souveraineté politique ou monétaire à une quelconque instance supranationale ; la société américaine a été souvent comparée, par ses théoriciens, à une mosaïque qui ne faisait sens que parce que ses différents fragments étaient tenus en place par le ciment qu’était le patriotisme ; en renonçant au sien, la France cessera un jour de faire sens.
Elie Arié
Journaliste à Marianne

Il faut reconnaïtre la Palestine
19/09/2011 18:05 par dlr14ème_62
-
Il faut reconnaïtre la Palestine
19/09/2011 18:05 par dlr14ème_62
Vendredi, Mahmoud Abbas a déclaré qu’il va déposer une demande de reconnaissance de l’Etat Palestinien auprès des Nations Unies, malgré les pressions de l’Europe, des Etats-Unis ou d’Israël. Ce serait la moindre des choses pour le peuple palestinien, trop souvent ignoré.
L’offensive diplomatique de Mahmoud Abbas
Pendant que les négociations diplomatiques avec Tel Aviv piétinent encore et toujours, qu’Israël continue de manière scandaleuse à construire ou étendre ses colonies en plein territoire palestinien, l’initiative du président de l’Autorité Palestinienne semble le seul moyen pour ce peuple opprimé d’attirer l’attention du monde sur son triste sort. D’ailleurs, l’UE, la Russie, les Etats-Unis et l’ONU ont essayé de le dissuader d’aller jusqu’au bout de sa démarche.
Naturellement, Israël est tout à fait hostile à cette démarche : si la Palestine était reconnue, sa colonisation prendrait une autre dimension et pourrait enfin provoquer de véritables sanctions. Mais il est probable que les Etats-Unis utiliseront leur droit de veto sur cette demande de reconnaissance. L’Union Européenne est à nouveau profondément divisée, démontrant une fois de plus l’inanité d’une diplomatie commune pour des pays aussi différents.
Le Fatah a appelé à des manifestations pacifiques de soutien à la reconnaissance de la Palestine en précisant bien qu’il fallait éviter tout acte violent. Mahmoud Abbas a ainsi affirmé que « nous devons rester unis et manifester pacifiquement afin de ne pas fournir à l’occupant un prétexte pour qu’il détruise notre Etat ». Très curieusement, le Hamas ne soutient pas cette demande, évoquant le droit des réfugiés présents hors du territoire palestinien.
Le besoin de France
Plus globalement, il serait temps que les pays occidentaux se décident enfin à dire leur vérité à Tel Aviv. Oui, nous sommes les amis d’Israël et nous ne soucions de sa sécurité mais depuis quelques années, l’Etat Israélien a pris le mauvais rôle. Il profite de sa force militaire supérieure pour s’affranchir des règles les plus élémentaires de relations entre les peuples. Israël maintient la Palestine dans un état économique précaire et continue à morceler et coloniser son territoire.
Tel Aviv décide également à loisir de mener des incursions militaires dans les territoires occupés. Bien sûr, Benyamin Netanyahou évoque la sécurité de son Etat. Mais aujourd’hui, c’est surtout la loi du plus fort qu’il applique. Un comportement inacceptable et imbécile : il ne faudrait pas s’étonner si les pays arabes voisins venaient à user de la force demain s’ils parvenaient à devenir plus forts. Et là, Israël ne ferait que récolter ce que le pays sème depuis plusieurs années.
C’est pour cela qu’il est important que le monde en général et la France condamnent sérieusement les actes inacceptables de l’Etat israélien et soutiennent l’accession de la Palestine au rang d’Etat. Nous devons également engager un dialogue beaucoup plus musclé avec Tel Aviv et ne pas hésiter à recourir à des boycotts si jamais il n’était pas mis fin à la colonisation et au démantèlement de ces colonies, dont absolument rien ne peut justifier l’existence.
A titre personnel, j’apporte mon entier soutien à cette initiative. Il est lamentable que la communauté internationale laisse faire l’occupation de la Palestine par Israël sans réagir. J’ose espérer que la diplomatie Française se manifestera positivement à cette occasion.
Laurent Pinsolle
http://gaulliste-villepiniste.hautetfort.com/